Au service de la connaissance

Thérèse Lebrun a toujours été passionnée, d’apprendre d’abord, de transmettre ensuite. Sa carrière d’économiste l’amènera à de plus hautes fonctions, jusqu’à devenir la première femme à présider une Université Catholique en France. 

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Toute petite, elle se souvient apprendre à lire en déchiffrant les lettres sur les trains qu’elle voit passer, depuis chez elle, au Pont Supérieur. Un goût pour la lecture et l’apprentissage qui fera d’elle une bonne élève, prête à passer son bac à 16 ans et à se lancer dans une carrière de traductrice. « Un jour, un mois avant le bac, le directeur d’une école, qui est aujourd’hui l’IESEG, est venu nous parler d’économie, de commerce. Il m’a happé, j’ai immédiatement décidé de passer le concours ». 

Reçue première, elle en sortira 4 ans plus tard au même rang, avec l’envie de faire carrière dans le monde de l’entreprise. Mais finalement elle restera dans les murs de l’école pour devenir enseignant-chercheur en économie de la santé, un champ disciplinaire qui se développe à la fin des années 70. 

Résolue à mener de front une carrière et une vie de famille, elle se retrouvera à taper sa thèse à la maternité, quelques heures après avoir accouché ! Un appétit pour le travail, « on peut dire que je suis une bosseuse » qu’elle transmettra à ses équipes, jusqu’à envisager de devenir directrice de son école. Mais c’est finalement le poste de vice-rectrice qui lui est proposée. Elle dirige alors 6 facultés, 5 000 étudiants, et se forme à la gestion, la théologie, les sciences, parcourt le monde, noue des contacts. En 2003, après une longue préparation, elle est élue Président-Recteur de « La Catho », un poste prestigieux qui nécessite l’aval du pape lui-même !

Pendant 10 ans, les longues journées s’enchainent au service d’une institution qui possède des écoles, des facultés mais aussi un hôpital, des Ehpad ou des résidences étudiantes. Une charge qu’elle abandonne les week-ends et pendant les vacances pour passer un peu de temps en famille, par exemple en accompagnant ses enfants sur les terrains de foot de Lomme et d’ailleurs. A l’heure où la retraite se profile, Thérèse Lebrun aspire à pouvoir prendre le temps de lire, profiter de ses petits-enfants et s’engager au service des plus pauvres. Et, très certainement, continuer d’apprendre.


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