Nutri'Earth : une idée pas piquée des vers !

Créer de la farine aux vertus nutritives à base d’insectes élevés à Lomme : tel est le concept de Nutri’Earth, start-up basée à Euralimentaire. Présentation.

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Thomas, Charles-Antoine et Jérémy sont les co-fondateurs de Nutri’Earth et par la même occasion 3 amis d’enfance. Il y a quelques années, ils ont décidé de lancer leur entreprise pour appréhender un enjeux sociétal majeur : celui du vieillissement de la population.

Bon pour la santé et la planète

Thomas est Directeur Commercial en distribution agro-alimentaire, tandis que Charles-Antoine est Juriste en Droit des Affaires. Jérémy est quant à lui Docteur en Biologie des insectes, des parcours différents donc, mais complémentaires.

Tous les 3 sont partis du constat suivant : les seniors sont souvent touchés par des pathologies liées au vieillissement telles que l’ostéoporose, l’arthrose, la perte musculaire liée au vieillissement et font parfois l’objet de carences alimentaires.

Pour répondre en partie à ces problématiques, ils ont décidé de développer une farine d’insectes riches en protéines, vitamines et minéraux. Pour fabriquer cette farine, ils se sont intéressés au ténébrion meunier, une espèce d’insectes dont la larve est couramment appelée « ver de farine ».

Ces insectes, pourvus de 13 nutriments actifs, sont élevés et transformés dans les locaux de Nutri’Earth, au MIN de Lomme.

L’avantage, c’est qu’ils sont aussi bons pour la santé que pour la planète, puisqu’ils sont riches en nutriments et antioxydants, et qu’ils consomment peu d’eau et de nourriture (les légumes « moches » sont d’ailleurs privilégiés), ils émettent peu de gaz à effet de serre et demandent peu d’espace pour se développer.

Dépasser la barrière psychologique

En France, manger des insectes n’est pas encore entré dans les moeurs pour tous et s’arrête souvent à une barrière psychologique. Le plus souvent, c’est l’aspect physique qui dérange. Pour tenter de changer les habitudes alimentaires, les 3 co-fondateurs ont alors réfléchi à la manière dont ils allaient commercialiser leur produit. « Nous avons développé une farine d’insectes, qui peut être utilisée pour la fabrication de pain ou de desserts par exemple. », nous explique Thomas.

Il nous l’a certifié : « Avec juste 10% d’intégration - suffisant pour les apports journaliers d’un senior - la farine a le même goût et la même odeur que la farine traditionnelle, seul l’apport nutritionnel est plus important ».

Si ces produits s’adressent en priorité aux seniors, ils ont aussi vocation à être consommés par tous ! Les 3 associés attendent aujourd’hui une réponse de la législation européenne, quant à la commercialisation d’insectes comestible avant de lancer leur produit en France. Alors, bientôt prêts à changer vos habitudes de consommation ?


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